Le féminisme, c’est que pour les filles ?

Consultez le vidéo qui va avec ici

Je vous avais promis un article, il est enfin là ! Alors, pour résumer, nous avions parlé de l’égalité :

Je vous avais promis un article, il est enfin là ! Alors, pour résumer, nous avions parlé de l’égalité :

  • A la base : comment différencier une fille d’un garçon.

Il faut faire la distinction entre 2 notions : le genre et le naturel. Autrement dit, les critères définis par la société (le genre) et les caractéristiques physiques et biologiques innées (acquises à la naissance, c’est-à-dire le naturel).

Dans le cas du genre, on attribue des critères arbitraires, des stéréotypes à chaque sexe : une fille a les cheveux longs, porte des robes, fait de la danse, est calme et sensible, aime le rose… Ou pour les garçons : ont les cheveux courts, jouent au foot, aiment s’occuper à l’extérieur… En réalité, ces critères n’ont pas de base scientifique et sont différents selon les cultures et les sociétés. Autrement dit, nous avons le choix de nous « conformer » à ces préjugés que cette société nous impose, ou celui de faire ses propres choix selon sa propre personnalité et ses goûts, sans prendre en compte cette notion de genre.

Pour parler du naturel, on va évoquer ce qui n’est pas « modifiable » : le sexe (vagin/pénis), la pilosité, la grossesse pour les femmes etc.

Et l’égalité entre les filles et les garçons se joue déjà au stade de l’enfance, et même bien avant, durant la grossesse. A l’annonce du sexe, on va déjà le conditionner dans son genre : offrir des tenues roses ou bleues, des jeux de construction pour les garçons, des poupées pour les filles… On enferme déjà l’enfant dans un « rôle » délimité par son genre, qui le suivra toute sa vie. Et entraîne des situations de discrimination liée au genre : le sexisme.

  • Dans la vie conjugale et familiale.

Par ailleurs, le contexte actuel du confinement met malheureusement en lumière les violences conjugales et intrafamiliales. Elles peuvent être d’ordre physique, mais aussi psychologiques, administratives ou encore sexuelles (agressions, viol conjugal… A ce sujet, la notion de « devoir  conjugal » n’existe plus, et un viol reste un viol, qu’il soit commis au sein d’un couple ou en-dehors.). Pour signaler des violences, ou si vous en êtes témoins, appelez le 3919 (Violences Femmes Info), ou la police/gendarmerie. De même, des systèmes de signalement sont imaginés un peu partout : dessiner un point noir au creux de sa paume et la montrer à un·e commerçant·e etc.

  • Dans la vie professionnelle.

Là encore, le sujet est vaste. D’abord, la question des salaires. Il est en moyenne 20% inférieur à celui d’un homme, à poste et compétences égales. Aujourd’hui, seule l’Islande a durci ses lois pour condamner les entreprises qui ne respectent pas l’égalité des salaires.

De plus, les femmes rencontrent de nombreuses difficultés sur leur parcours pour accéder à des postes à responsabilité : c’est ce qu’on appelle le plafond de verre. Un plafond, invisible, pour matérialiser les frontières qui existent dans la course aux promotions et à l’accession aux postes élevés. Les femmes occupent souvent des postes d’exécutantes, quand elles ne doivent pas de surcroît assumer leur poste à temps partiel. Un temps partiel qui peut être subi, ou choisi, encore une fois pour prendre en charge la vie familiale.

De même, les stéréotypes de genre affectent grandement la vie professionnelle : considérant qu’une femme est « douce », plus apte au travail domestique et à prendre soin de sa famille et de ses proches, on va retrouver ces femmes dans des postes similaires et bien souvent moins bien rémunérés : assistante sociale, infirmières, agente d’entretien, secrétaire… Mais l’inverse est aussi vrai pour les hommes : de par leur caractère « dirigeant », « manuel », ils doivent également se heurter aux préjugés et au sexisme lorsqu’ils souhaitent accéder à des métiers « féminins ». Les métiers seraient donc sexués, et une frontière existe bel et bien d’un côté comme de l’autre

Pourtant, de nombreuses formations commencent à créer des campagnes de communication pour encourager chacun·e à postuler pour des filières qui lui correspondent. Puisque tel est l’enjeu de nos propos et de cet article : faire tomber les barrières et permettre à chacun·e d’accéder au métier qu’il/elle désire, avec les mêmes chances que l’autre, en matière de vie professionnelle comme ailleurs.

  • Dans la vie citoyenne.

Les initiatives sont nombreuses et méritent qu’on s’y intéresse. Rappelons d’abord que l’espace public n’est toujours pas un espace sécurisé pour les femmes, et que se balader seule dans la rue, vêtue d’une jupe ou non, est toujours source d’angoisse à cause du harcèlement de rue (siffler, suivre une personne, tenir des propos insistants et/ou insultants – ce qui différencie le harcèlement de la drague : le consentement. Souvent, le langage non-verbal en dit long sur l’état d’esprit de l’interlocuteur·rice, et si celui-ci/celle-ci manifeste un refus d’engager la conversation, ça devient du harcèlement.).

Plusieurs associations agissent au niveau local, départemental, voire national, en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, dont :

Stop Harcèlement de Rue : https://www.facebook.com/Stophdr.tours/

  • Pour aller plus loin :

Observatoire des inégalités (données statistiques) : https://www.inegalites.fr/Femmes-et-hommes

N’hésitez pas également à nous contacter pour partager vos propres suggestions de lectures et autres ressources pour compléter cet article et ce sujet.

Chloé Dime

Imprimer

Quelque chose d'autre

Quelque chose d'autre

Quelque chose d'autre

Quelque chose d'autre